Mon travail s’inscrit dans une logique de rupture, en particulier celles qui distinguent la peinture de la sculpture. Il se développe dans un espace intermédiaire où la peinture trouve son prolongement dans le volume. Cette zone de friction constitue le lieu même de ma pratique.
artopictura
J’ai introduit le terme artopictura afin de désigner ce champ hybride :
un espace de transition de la matière et de la forme.
Ce concept ne vise pas à fusionner peinture et sculpture, mais à interroger leur seuil de transformation, leur point de bascule.
D’un point de vue plastique, ma démarche repose sur une tentative de matérialisation de l’immatériel. Il s’agit de rendre perceptible une matière instable.
Le travail engage alors une réflexion sur cette transformation, et sa capacité à incarner des formes en devenir ou non, donner corps à l’impalpable, rendre tangible une matière issue de l’imaginaire.
